Plutôt que d’amener vos tontes de gazon � la décheterie utilisez les plutôt pour récolter de la matière organique.

L’herbe fraîche est très riche en eau. Il ne faut donc pas la ramasser et la mettre sur le compost aussitôt fauchée. Elle se transformerait bien vite en une masse pourrissante et nauséa­bonde. Il ne faut pas non plus la laisser en tas : l’air doit pouvoir la pénétrer dès le départ. Il existe un moyen pour y parvenir.

Dans une grande prairie, on mettra l’herbe en andains, on la secouera et on l’étalera � la fourche. Si le temps est chaud, elle fanera rapidement. L’herbe � demi sèche pourra alors être rassemblée et apportée sur l’aire de compostage, mais pas encore sur le tes. Si on n’a qu’une petite pelouse, on peut laisser faner le gazon directement sur le tas de compost. Mais il ne doit jamais se décompo­ser seul : il est toujours souhaita­ble d’ajouter des fertilisants miné­raux et des compléments organi­ques. C’est pourquoi on mélangera l’herbe fanée avec d’autres matiè­res végétales en cours de décom­position et, éventuellement, avec du fumier et des engrais orga­niques.

Les feuilles mortes rassemblées l’automne précédent peuvent éga­lement rendre service ; c’est même une des meilleures manières de les utiliser.

En été, le jardin fournit toutes sor­tes de matières végétales, en par­ticulier les tiges des fleurs fanées, auxquelles viennent s’ajouter les résidus de la cuisine et de la mai­son ; on peut les mélanger au gazon. Il en va de même des bois de taille des arbustes ; les copeaux et la sciure eux-mêmes, apportés en surface, se décompo­sent assez rapidement. L’herbe fanée sera mise sur le tas de compost en couches alternées avec les autres matériaux. L’épais­seur de l’ensemble ne doit pas dépasser 50 cm.

On veillera, compte tenu de la nature des autres matériaux, � vérifier la teneur en eau. Il pourra s’avérer nécessaire d’arroser légèrement. Lorsqu’on aura apporté une couche de 50 cm (au maximum), on pourra attendre environ 2 semai­nes pour la prochaine étape. Pen­dant ce temps, les microorganis­mes colonisent l’ensemble et le processus de décomposition démarre.

Des paillassons assurent l’indispensable couverture. Le système des couches permet de s’adapter au rythme des coupes. On peut ainsi planifier le travail et calculer quelle doit être la lon­gueur du tes de compost pour que l’on puisse y mettre, au moment voulu, toutes les tontes de gazon. On ajoutera les activateurs de compostage lorsque le tas sera au tiers de se hauteur finale. Une fois terminé, le tes sera recouvert de terre ou d’un autre matériau.