Fait avec du fumier de bovins, il est parti­culièrement équilibré. Lorsqu’on ne peut pas s’en procurer, on choisira de préférence du fumier de cheval ou de mouton.

Chaque type de fumier a des qualités et une composition qui lui sont propres. Le fumier de porc est « froid » et il a l’aspect d’une masse informe. Composté, il favorise, grâce � sa teneur élevée en potasse, le déve­loppement de certains légumes racines exigeants en cet élément, comme le céleri.

    • L’aspect extérieur du fumier de cheval, de mouton ou de chèvre, va du crottin, typique du cheval, aux boules dures caractéristiques du mouton et de la chèvre.
  • Le fumier de bovin est intermédiaire et représente un équilibre entre le « chaud » et le « froid » ; c’est celui que l’on trouve le plus facile­ment en grandes quantités ; il favorise la croissance des plantes du jardin, sans pour autant la sti­muler trop vigoureusement.
  • Le fumier de volailles a une teneur en éléments minéraux (phosphore) relativement élevée ; il prend également rapidement un aspect dur et solide. Chez les volailles, la digestion est particulièrement rapide et intense. D’une part, leur tube digestif est très court, d’autre part les aliments ingérés par les oiseaux subissent des modifications très profondes. De ce fait le fumier de volailles est celui qui a l’action la plus proche de celle d’un engrais minéral.

Le fumier de che­val doit être malangé avec des matières végétales et de la terre humidifiée. Il peut engendrer des « brûlu­res », qui nuisent au bon déroule­ment de la fermentation et condui­sent � d’importantes pertes de substances nutritives. Le tas s’affaisse rapidement et sa hauteur diminue de moitié en quel­ques jours.