C’est au printemps et en été que la décom­position est la plus rapide. La cha­leur, la lumière et l’air exercent leur influence avec force, et la vie peut se multiplier avec toute sa vivacité. Dans la période qui va de l’été � l’automne, l’activité biologi­que peut être stimulée en cou­vrant bien le tas et en le proté­geant du dessèchement. Dans la moitié la plus froide de l’année, au contraire, les processus biologi­ques, et donc la décomposition, arrivent assez vite, selon le temps et l’intensité du froid, � un arrêt.

  1. Première phase

Les premiers jours, les tas s’échauffent fortement en raison de l’activité microbienne, et les différents matériaux perdent rapi­dement leurs caractéristiques originelles.

  1. Deuxième phase

C’est « la phase de pullulation bio­logique intense et d’échanges avec l’air. La formation de gaz carboni­que indique que les matières orga­niques sont en voie de décomposi­tion. Au bout de 3 � 4 semaines, les teneurs en gaz carbonique atteignent leur maximum pour retomber ensuite � un niveau plus bas, relativement stable.

  1. Troisième phase

L’activité biologique se réorganise complètement et l’humus commence � se for­mer.

  1. Quatrième phase

On aboutit l� � une stabilisation des éléments durables. » La micro-faune du sol, si diversifiée, se spé­cialise, les différentes espèces n’étant présentes qu’en petit nom­bre. Selon les conditions climati­ques, la formation de l’humus s’achève plus ou moins tôt